Madame la Professeure Brigitte LESTRADE, Professeur de civilisation allemande contemporaine à l'UFR de Cergy-Pontoise est venue à notre invitation nous décrire ce qu'étaient les situations de la femmen en Allemagne de l'Est et en Allemagne de l'Ouest.

Plus de 25 ans après la réunification, on voit que si les différences s'effacent très lentement, le poids de 40 ans de cultures opposées modèle encore des modes de pensée et d'organisation très différents de part et d'autre de ce qui était le "Rideau de fer"

   

Le 8 mars, JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FEMME, notre Association d'Amitié Franco-Allemande de Saint-Gilles proposait donc cette conférence sur les femmes en Allemagne à partir d'une comparaison entre Est et Ouest.

 

À l'Ouest, les femmes étaient traditionnelement plutôt des femmes au foyer : On les considérait comme les garantes des 3K : Kinder,  = enfants, Küche = cuisine, Kirsche = église, traduisant ainsi un véritable conservatisme social.

 

À l'Est, par contre, les femmes travaillaient toutes à l'extérieur, participant à égalité avec les Hommes à la reconstruction et au fonctionnement du pays. L'idéal prôné était la "tractoriste", une femme exerçant un métier d'homme. Le dogme était l'égalité homme-femme, même si la réalité était un peu moins idyllique.

Brigitte LESTRADE a étudié ce qu'est effectivement aujourd'hui l'évolution des femmes en Allemagne depuis la réunification.

Ce regard était aussi une invitation à comparer la place es femmes en Allemagne et en France.

Dans l'ancienne Allemagne communiste, les femmes ont gardé majoritairement le souci de travailler hors de chez elle. L'existence de crèches, de jardins d'enfants, de cantines scolaires le leur permettait d'ailleurs sans difficultés.

 

Dans l'ancienne Allemagne Fédérale, les femmes avaient conservé la culture de la femme à la maison et se faisaient un honneur et un devoir d'élever totalement l'éducation de leurs enfants sans en rien confier à quiconque.

Ainsi était-on plus sûr qu'ils ne seraient pas endoctrinés, embrigadées comme on avait pu le voir, tant dans sle régime hitlérien que dans le régime communiste.

 

Et d'ailleurs, jusque l'an 2003, les crèches étaient rares, les jardins d'enfants également. La société considérait bien mal les "Rabenmutter", ces "mères indignes, dénaturées. Ces femmes qui ne faisaient pas leur "Devoir".

 

 L'arrivée au pouvoir de Madame la Chancelière Angela MERKEL a entrainé l'instauration des allocations famililales, elle a poussé à créer des crèches pour permettre aux femmes allemandes de n'avoir plus à choisir entre leur famille et leur carrière, mais à pouvoir choisir un équilibre entre la vie professionnelle et une vie familiale dans laquelle, par ailleurs, la répartition des tâches ménagères soient mieux réparties entre les époux.

 

 Les Allemandes de l'Est vivent donc selon un modèle plus proche du modèle français que leurs sœurs de l'Ouest.

Ces dernières évoluent vers de modèle des femmes à égalité avec les hommes. L'évolution se fait doucement, doucement, doucement.

Preuve s'il en était que l'éducation se fait plus par l'exemple et l'identification que par les discours.

       
       

 

4.png6.png6.png2.png7.png8.png